Retour d’expérience : job 6 et 7
21/06/2025
Retour d’expérience – Job 6 et 7
Avec un peu de retard (mais mieux vaut tard que jamais !), voici notre retour sur le job 6 ,la récolte des kiwis et le job 7, la taille hivernal pendant un mois, au mois de juin.
Nous avons mis du temps à trouver ce travail, car la période était assez creuse. Juste avant l’hiver, il y a peu d’offres : de mai à septembre, c’est compliqué. Après plusieurs refus, nous avons finalement trouvé un poste à Katikati, sur l’île du Nord, pour faire la taille hivernale des kiwis.
Dès le départ, nous savions que nous allions rester qu’un mois (sauf si ca nous plaisait vraiment), car un autre job nous attendait fin juin. Mais avant de commencer la formation pour la taille, nous avons dû participer… à la fin de la récolte !
La saison des kiwis avait été catastrophique cette année : beaucoup de pluie, et quand il pleut, impossible de récolter car les fruits s’abîment. Résultat : un gros retard. Pendant deux jours, nous avons donc cueilli des kiwis. C’était très physique : nous portions un grand sac accroché sur le torse, qui se remplissait en à peine deux minutes pour atteindre 20 kg. Nous étions contents de participer à cette étape.
Au début, le camp comptait une quarantaine de personnes : l’ancienne équipe de récolte et la nouvelle, venue pour la taille. Après la récolte, nous n’étions plus qu’une vingtaine, toutes nationalités confondues, avec une majorité de Français. Nous avons même retrouvé un couple australien avec qui nous avions travaillé huit mois plus tôt dans la pollinisation des fleurs de kiwis.
Le campement, lui, était… basique. Un terrain mi-boueux, un évier, une douche extérieure avec seulement de l’eau froide, un seul toilette (heureusement fermé !), et aucun abri. Nous étions (et sommes toujours) en plein hiver : le matin, l’herbe et le pare-brise étaient gelés, il pleuvait un jour sur deux, et le soleil se couchait à 17h. D’ailleurs ici l’hiver est du 1er juin au 31 août. Sans parler des rats qui se baladaient dès la tombée de la nuit. En été, l’endroit doit être agréable, mais en hiver, c’était un vrai challenge. Heureusement, l’ambiance entre nous était bonne, et nous nous douchions à l’eau chaude dans notre van et ça change tout.
Le travail
Nous avons commencé par deux semaines de formation, parfois écourtées par la pluie. L’objectif : apprendre la taille et, à la fin, être répartis entre deux équipes – les “pruners” (tailleurs) et les “clippers” (ceux qui attachent les branches).
La taille demande beaucoup d’observation. On commence à deux par rangée, puis chacun a sa propre baie. Il faut repérer les branches de première, deuxième et troisième génération. La troisième est à enlever (sauf exception), puis la deuxième et enfin privilégier la première. À cela s’ajoutent d’autres critères : ne pas garder les branches trop fines (plus petites que le petit doigt) car elles cassent, ni les grosses branches trop vertes poilus (plus épaisses que le pouce).
Au début la baie tellement denses qu’on ne voit pas le ciel. À la fin, on doit distinguer clairement la lumière. Ensuite vient l’étape du “clip” : attacher les branches pour les redresser et leur laisser de l’espace (environ deux mains entre elles). Ce n’est pas toujours possible, et certaines branches improductives peuvent être croisées avec des productives.
Le travail était payé à la performance (au nombre de baies). En gros : environ 20 minutes pour tailler, 30 minutes pour attacher. À la fin de la formation, nous avons rejoint l’équipe des “clippers”. On ne savait pas trop si on devait s’en réjouir, mais au moins on était avec nos amis. Chaque jour, le superviseur passait pour vérifier nos baies : un drapeau orange indiquait une erreur à corriger avant la fin de la journée, sinon la baie n’était pas comptée dans notre quota.
Nous avons toujours atteint le minimum demandé, parfois un peu plus, mais sans chercher à battre des records car nous savions que nous ne resterions pas longtemps. Nous avons même hésité à prolonger l’expérience pour tout l’hiver, mais finalement nous avons bien fait de changer.
Le quotidien autour du travail
Le rythme était dur et l’ambiance parfois froide à cause du système de rendement. Heureusement, on a trouvé une petite bulle d’air : un terrain de padel pas loin du camp. On a pu rejouer, faire découvrir ce sport à nos amis, et profiter… surtout de leurs douches chaudes ! Bonus : c’est là que j’ai pu me faire couper les cheveux par une copine, sur le parking après une partie(je laisse le budget coiffeur pour Jessy ahah).
Pour clore ce mois, nous avons fêté l’anniversaire de Jessy au restaurant, au bord de l’eau, entourés d’amis. Nous avons aussi terminé en beauté : un magnifique coucher de soleil sur la plage, avec un feu de camp rien que pour nous.
Bref, le mois de juin est passé à toute vitesse. Nous avons enchaîné directement sur un autre job, que nous terminons dans un mois… et ça ce sera pour un prochain article !




















Commentaire
Pap’s
Un job pas facile et physique pour démarrer l’hiver. Des conditions très spartiates…allez courage à vous deux pour la suite.
Bisous
Mam’s
Même si les conditions de vie n étaient pas toujours faciles, votre persévérance et votre bonne humeur, sont une vraie source de fierté.
Continuez à profiter pleinement de chaque instant.
Bisoussssss
Alexandre et Mira
Quel mois intense ! Malgré le froid et les conditions pas faciles, vous avez l’air d’avoir vécu de super moments !!
Bon courage pour la suite, profitez à fond…
Gros bisous !
Phil
Bravo à vous deux et quel courage !!
Bon Anniversaire à Jessy.
A très vite pour votre prochain post.
Bizzz
Phil
TITI
Bravo à vous pour ce travail assez difficile !!
Gardez vos sourires et votre bonne humeur
Plein de gros bisous à tous les 2
Titi et Christian
Mamy
C’est vraiment galère ...j’espère que votre dos ne souffrira pas d’avoir porté des charges si lourdes !
Bravo pour votre courage .
Bises
Jy lamy et clo
Avec beaucoup de retard bon anniversaire à Jessy, bravo pour votre travail et persévérance.
Le temps n'avait pas idéal mais vous êtes bien courageux.
À bientôt énormes bisous